Le chômage

Publié le par Thierry delamare

Vous avez sans doute eu l’immense privilège d’entendre le magnifique discours de Dominique de Villepin concernant la baisse du chômage et les nouvelles actions qui vont être mises en place sur l’année 2007.

Avant de parler de ce problème, je voudrais vous présenter un état des lieux rapide de ma situation qui est plutôt assez représentative des jeunes BAC+ 5 aujourd’hui. Je suis en stage de fin d’étude depuis 14 mois dans une filiale d’une grande entreprise Américaine, donc, je ne suis pas considéré comme chômeur. Beaucoup de jeunes diplômés sont dans la la même position que moi. Il faut bien acquérir de l’expérience et les offres d’emplois pour les jeunes diplômés ne sont pas foisonnantes. Cela va sans dire que les offres varient selon les secteurs. En banque, finance et conseil, les offres sont présentes et très bien rémunérées. Mais dans d’autres secteurs, les seules possibilités sont les stages. Il ne faut pas oublier que les jeunes partant à l’étranger sont de plus en plus nombreux.

Donc la baisse du chômage en France n’est-elle pas du à une fuite des travailleurs à l’étranger et à la multiplication des stages à rallonges ?

Ne devrait-on pas étudier ce problème et tenter de trouver une parade ?  Je n’ai hélas pas de solution toute faite. On pourrait surement trouver une barrière légale interdisant les prolongations de stage en obligeant les sociétés a ouvrir des postes. Mais il ne faut pas que cela pénalise les jeunes diplômés qui sont bien en recherche d’expérience. On ne peut pas forcement refuser une possibilité de prolongation car celle-ci reste plus avantageuse que le chômage.

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Publié dans Reflexion

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Q
Je suis bien d'accord avec toi Thierry, mais il ne faut pas oublier une chose importante; il est vrai que les entreprises profitent d'une main d'oeuvre qualifiée pour des couts ridicules, mais c'est avant tout une conséquence d'un marché de l'emploi beaucoup trop rigide. Les entreprises voient les stagiaires et les stages comme un moyen de répondre à un problème de flexibilité de l'emploi. Cela n'excuse rien, mais explique quelque peu.<br /> Si on s'intéresse au modèle anglo-saxon, on s'aperçoit qu'il y a peu de stages. Les entreprises n'hésitent pas à embaucher, car l'appareil administratif et fiscal est moins contraignant. Résultat, il y a plus de précarité, car il n'y a pas de minimum de rémunérations. Si on regarde les statistiques, le taux de chomage aux Etats Unis ou en Angleterre est très bas, mais le niveau de précarité élevé. Il n'y a pas de solutions toute faite, mais vaut il mieux plus de chomage, ou plus de pauvreté?
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K
Je suis bien d'accord avec toi Thierry, mais il ne faut pas oublier une chose importante; il est vrai que les entreprises profitent d'une main d'oeuvre qualifiée pour des couts ridicules, mais c'est avant tout une conséquence d'un marché de l'emploi beaucoup trop rigide. Les entreprises voient les stagiaires et les stages comme un moyen de répondre à un problème de flexibilité de l'emploi. Cela n'excuse rien, mais explique quelque peu.<br /> Si on s'intéresse au modèle anglo-saxon, on s'aperçoit qu'il y a peu de stages. Les entreprises n'hésitent pas à embaucher, car l'appareil administratif et fiscal est moins contraignant. Résultat, il y a plus de précarité, car il n'y a pas de minimum de rémunérations. Si on regarde les statistiques, le taux de chomage aux Etats Unis ou en Angleterre est très bas, mais le niveau de précarité élevé. Il n'y a pas de solutions toute faite, mais vaut il mieux plus de chomage, ou plus de pauvreté?<br />  
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